Cet hiver, ce réglage de votre radiateur épuise vos défenses et vous rend malade sans que vous sachiez pourquoi
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L’hiver, beaucoup montent le chauffage pour se créer un cocon alors que rhumes, migraines et nuits hachées se multiplient. Et si la vraie menace venait de ce radiateur trop fort ?
Il fait nuit tôt, le thermomètre extérieur frôle le zéro et, presque machinalement, vous tournez le bouton du radiateur pour transformer le salon en cocon. Vous savourez cette bulle chaude en pensant vous protéger du froid. Pourtant, l’hiver qui dure s’accompagne de rhumes à répétition, de nez bouché, de migraines et d’une fatigue qui colle à la peau.
Ce scénario se répète dans beaucoup de foyers. On refuse l’hiver dès que la porte se referme, on règle le thermostat comme en plein mois d’août et l’on veut vivre chez soi en manches courtes. Cette quête d’un été permanent pousse à commettre la même erreur : laisser un radiateur trop fort chauffer l’air plutôt que de garder la chaleur sur le corps.
Radiateur trop fort : quand le confort se retourne contre vous
Au-delà d’environ 20°C, le corps ne se détend plus vraiment, il commence à lutter pour ne pas surchauffer. Il dilate les vaisseaux sanguins, c’est la vasodilatation, d’où rougeurs, jambes lourdes et maux de tête en fin de journée. Cette thermorégulation permanente consomme de l’énergie qui manque ensuite pour entretenir les défenses et réparer les tissus agressés par les microbes.
Autre conséquence d’un intérieur surchauffé : le choc thermique. Sortir d’un salon à 23 ou 24°C pour affronter un trottoir autour de 0°C oblige les vaisseaux à se contracter en quelques secondes pour préserver la chaleur vitale, ce qui fatigue le cœur. Le nez réagit parfois en coulant brutalement, c’est la rhinite vasomotrice, un écoulement déclenché par la différence de température plus que par un virus.
Air sec et nuits trop chaudes : le combo qui affaiblit vos défenses
Le vrai piège, tout l’hiver, reste pourtant l’air trop sec. Quand les radiateurs tournent fort, l’humidité relative chute en dessous de la zone idéale, autour de 40 % à 60 % d’humidité. Les muqueuses du nez et de la gorge se dessèchent, se microfissurent, le mucus devient épais et colle. Or ce gel naturel sert de piège aux virus et aux bactéries : dès qu’il manque, ceux-ci atteignent plus facilement les bronches.
La nuit, la surchauffe cumule les inconvénients. Pour plonger dans un vrai sommeil profond, le corps doit abaisser un peu sa température interne, chose difficile dans une chambre à 22°C. Résultat : endormissement retardé, micro-réveils, bouche sèche, soif, impression d’avoir mal dormi. Ce sommeil fragmenté et cette déshydratation fatiguent le système immunitaire. Les repères sont nets : autour de 19°C dans les pièces à vivre, 16 à 17°C dans la chambre.
Les bons réglages du chauffage pour un hiver sans maladies
Bonne nouvelle : corriger le tir soulage à la fois la santé et la facture. Baisser le thermostat d’un simple degré permet d’économiser environ 7 % d’énergie tout en rapprochant la maison de sa zone de confort. Aérer en grand 5 à 10 minutes par jour renouvelle l’air sans refroidir les murs, surtout si l’on surveille ensuite température et hygrométrie.
Pour les frileux, l’idéal est d’y aller doucement : diminuer le chauffage de 0,5°C tous les deux jours, ajouter un pull et des chaussettes épaisses. Si nez et gorge sont moins secs au réveil, si les maux de tête et le nez qui coule dehors s’atténuent, c’est que votre radiateur ne vous agresse plus.
En bref
- Cet hiver, dans de nombreux foyers français, un chauffage trop fort rend malade en silence en multipliant rhumes, migraines et fatigue persistante.
- L’air trop sec, la surchauffe au‑delà de 20 °C et les nuits à 22 °C perturbent sommeil, muqueuses et système immunitaire.
- De simples ajustements de température, d’humidité et d’habitudes au coucher suffisent pourtant à inverser la tendance et protéger davantage toute la famille.
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