Perdre du ventre après 45 ans : arrêtez d’urgence cette habitude du soir avec vos boissons, elle bloque tout
© Reworld Media
Abdos, salades, footing… et pourtant cette petite bouée s’accroche. Une habitude discrète, nourrie par le manque de sommeil, le stress et ce que vous buvez, pourrait tout bloquer.
Vous faites des abdos, vous comptez chaque calorie, pourtant ce petit ventre reste bien en place. Ce blocage ne vient pas d’un manque de volonté mais d’une réponse de votre corps.
Chez beaucoup de femmes et d’hommes, surtout après 45 ans, la graisse du ventre se concentre en graisse viscérale autour des organes. Quand le manque de sommeil, le stress et un verre ou un soda du soir deviennent une routine, le métabolisme passe en mode survie. C’est cette habitude globale, où l’on finit par boire ses émotions, qui bloque tout.
Perdre du ventre : quand le corps programme le stockage
Les adipocytes du ventre obéissent toujours à une ancienne logique de survie. « Nous avons au niveau du ventre des adipocytes, des cellules qui sont programmées pour stocker. Cela a permis à nos lointains ancêtres de survivre à la famine. Mais ça n’est plus du tout adapté à notre société où la nourriture est disponible partout et tout le temps », a expliqué le Dr Réginald Allouche, médecin nutritionniste, cité par Femme Actuelle.
En mangeant sucré ou en buvant souvent, on active l’insuline, l’hormone du stockage. « quand on consomme du sucre, cela favorise la sécrétion d’insuline, une hormone qui met le corps en mode stockage (et bloque le déstockage). Et en excès, le sucre est transformé en graisse et mis en réserve dans les adipocytes », poursuit-il.
Sommeil, sédentarité, amidon : la journée type qui entretient la bouée
Ce surplus de féculents pèse lourd quand nos journées se passent assis. « L’amidon, c’est la réserve énergétique des plantes. Dans une société où nous passons le plus clair de notre temps assis devant un écran, il ne nous est pas indispensable. Même les vélos sont électriques aujourd’hui ! Nous n’avons pas besoin de manger des féculents midi et soir », ajoute-t-il.
Le manque de sommeil dérègle ghréline, leptine et augmente le cortisol abdominal. « L’activité physique est indispensable pour activer la lipolyse (c’est-à-dire la dégradation des graisses) et entretenir les muscles », précise-t-il.
Calories liquides et tour de taille : l’habitude à arrêter pour perdre du ventre
Sodas, jus sucrés et alcool sont des calories liquides qui provoquent des pics d’insuline et bloquent la combustion des graisses.
Pour la graisse sous-cutanée, le meilleur repère est le tour de taille. « Le tour de taille est un bon indicateur ». « L’indice de masse corporel (IMC), utilisé pour définir le surpoids et l’obésité, a ses limites car il ne tient pas compte de la part de masse grasse et de masse maigre (les muscles) dans le corps. Quand on cherche à perdre du poids, le tour de taille est un meilleur repère. Si on perd du poids mais que le tour de taille reste le même, c’est le signe qu’on a perdu du muscle ! Au contraire, si le poids reste stable mais que le tour de taille diminue, c’est qu’on a perdu de la graisse au profit du muscle. Pour surveiller son tour de taille, il suffit de se munir d’un mètre de couturière et de prendre la mesure juste au-dessus du nombril : il ne devrait pas dépasser 88 cm chez la femme et 102 cm chez l’homme. On peut également suivre l’évolution de sa composition corporelle avec une balance impédancemètre », détaille-t-il.
En bref
- Après 45 ans, la graisse viscérale abdominale inquiète, tandis que le Dr Réginald Allouche explique comment nos habitudes modernes programment le corps au stockage.
- Manque de sommeil, stress chronique, sédentarité et calories liquides s’enchaînent, dérèglent insuline, cortisol, ghréline, leptine et entretiennent une bouée abdominale tenace.
- En changeant progressivement sommeil, gestion du stress, choix alimentaires et boissons, beaucoup voient leur tour de taille évoluer sans bouleverser totalement leur quotidien.
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité