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L’homme qui dessinait les villes de mémoire

Stephen Wiltshire est capable de redessiner la ville entière de Mexico avec sa seule mémoire.

Ce 2 avril avait lieu, comme chaque année, la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, une journée qui met la couleur bleue à l’honneur. Il faut dire que ce trouble est encore méconnu et que sa prise en charge est très variable selon les pays. Ainsi on estime qu’en France 23% des enfants avec autisme ont accès à des méthodes éducatives et comportementales adaptées, contre 80% aux USA. C’est dire notre retard et notre ignorance en la matière. 

Pourtant, régulièrement, des personnalités du monde entier attirent notre attention sur la diversité des formes que peuvent prendre les troubles autistiques, ainsi que sur les capacités incroyables qui peuvent être développées. 

Ainsi en est-il pour Stephen Wiltshire, né à Londres en 1974 de parents originaires de l’ouest de l’Inde. Diagnostiqué autiste à l’âge de 3 ans, il ne commence à parler qu’à 9 ans. Dès l’âge de 5 ans, il entre dans une école adaptée aux enfants autistes où on découvre son don pour le dessin, son mode privilégié de communication avec le monde. Un de ses professeurs l’aide à participer à des concours qu’il remporte souvent et contribue ainsi à la médiatisation de son travail. Stephen Wiltshire n’a que 8 ans quand le premier ministre britannique lui commande une oeuvre pour la cathédrale de Salisbury. 

Depuis, le talent de Stephen Wiltshire ne s’est pas démenti. Il s’est fait une spécialité de représenter les villes qu’il traverse à l’aide de sa seule mémoire. Il a reçu d’ailleurs le surnom de l’ « homme caméra » pour ses aptitudes hors norme. Il passe parfois seulement quelques heures dans la ville, puis dessine pendant plusieurs jours ce que sa mémoire extraordinaire a enregistré, comme lors de cette dernière prestation à Mexico. Sa perception du monde est unique. Sa maxime ? « Jusqu’à ce que chaque détail soit parfait, nous ne nous reposerons pas. » Respect, Monsieur Wiltshire !

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