Kir Royal : ce twist châtaigne-Clairette de Die qui dépoussière l’apéritif et fait oublier le Champagne
© Reworld Media
Entre châtaigniers d’Auvergne et bulles de Clairette de Die, un kir royal revisité s’invite à l’apéritif d’hiver. Jusqu’où ce cocktail terroir peut-il détrôner vos classiques ?
Quand l’hiver s’étire et que les apéritifs se ressemblent tous, le traditionnel Kir Royal peut perdre un peu de sa magie. Champagne, crème de cassis, flûte élancée : le rituel est rassurant, mais certains palais ont envie d’autre chose qu’un simple duo fruité et pétillant.
Un twist venu d’Auvergne‑Rhône‑Alpes redonne du relief à ce grand classique : un kir royal châtaigne-Clairette de Die qui marie la douceur boisée des châtaigniers d’Auvergne et d’Ardèche aux bulles fines des coteaux drômois. Un verre qui fait voyager sans quitter la table.
Du Kir Royal classique au cocktail châtaigne-Clairette
À l’origine, le Kir associe vin blanc et crème de cassis popularisés en Bourgogne, avant que la version au Champagne ne s’impose à l’apéritif sous le nom de Kir Royal. On reste sur une base simple : environ 2 cl de crème de cassis pour 9 à 11 cl de vin effervescent, servi bien frais en flûte. Le terme Kir est d’ailleurs une marque déposée par la maison Lejay Lagoute.
Dans la version châtaigne-Clairette, la crème de cassis laisse la place à une liqueur de châtaigne auvergnate ou ardéchoise, plus chaleureuse que les fruits rouges acidulés. En face, la Clairette de Die, vin pétillant de la Drôme élaboré selon la méthode dioise ancestrale, apporte une bulle douce et des arômes de muscat et de fruits blancs. Le résultat tient tête aux apéritifs classiques, Kir Royal, Champagne ou spritz compris.
Recette du Kir Royal châtaigne-Clairette : les bons dosages
Pour un verre, le secret se joue au millilitre près. On reste sur un ratio d’un volume de liqueur pour cinq volumes de vin, soit :
- 2 cl de liqueur de châtaigne (de préférence d’Auvergne ou d’Ardèche) ;
- 10 cl de Clairette de Die Jaillance (Brut ou Tradition) ;
- 2 ou 3 glaçons.
Mieux vaut une véritable liqueur qu’un sirop, pour garder la densité alcoolisée et des notes de marron glacé, vanille discrète et léger torréfié. La liqueur peut patienter au réfrigérateur, voire au congélateur, pour arriver bien froide. On choisit un verre à vin large ou un tumbler élégant, plus adapté que la flûte pour accueillir la glace et libérer les arômes.
Préparation, choix de la Clairette et accords apéritifs
On commence par déposer les glaçons dans le verre pour le rafraîchir. La liqueur de châtaigne est versée en premier sur la glace, puis l’on complète doucement avec la Clairette de Die, verre légèrement incliné pour ménager l’effervescence. Inutile de remuer : les bulles se chargent de mélanger les liquides et créent une robe ambrée qui évolue au fil des gorgées.
La version Tradition, douce et riche en sucre, donne un cocktail très gourmand, presque dessert à boire. La Clairette Brut blanc de blancs, plus acide et minérale, casse le gras de la châtaigne et ouvre l’appétit. À côté du verre, des dés de Comté vieux, un bleu d’Auvergne, des cerneaux de noix ou des champignons poêlés sur pain grillé prolongent l’esprit terroir, bien loin du bol de chips industriel. De quoi installer ce Kir Royal châtaigne-Clairette dans le paysage des apéritifs de caractère.
Sources
-
Marmiton
«Kir royal»
En bref
- En Auvergne‑Rhône‑Alpes, un kir royal châtaigne‑Clairette de Die mêle liqueur de châtaigne d’Auvergne ou Ardèche et Clairette de Die Jaillance.
- Dosages précis, verre à vin large, service frappé sur glaçons et ordre de versement pensé pour préserver la bulle structurent ce cocktail pétillant.
- Accords fromagers, bouchées de noix et champignons, profil doux ou plus sec : ce kir terroir promet un apéritif d’hiver très différent des classiques.
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