Hortensias : ce geste au pied de la plante à faire en plein hiver sinon vous n’aurez presque plus de fleurs cet été
Le jardin semble figé, les tiges d’hortensias brunies par le froid, et l’on se dit que tout est en pause jusqu’au printemps. En réalité, sous cette torpeur, ces arbustes préparent déjà l’été prochain. Entre les gelées de janvier et les nuits très claires, quelque chose se joue au pied de la plante, sans que le jardinier s’en doute toujours.
Au printemps, beaucoup découvrent un feuillage vert et vigoureux, mais presque pas de boules bleues ou roses sur leurs hortensias. La cause ne vient ni d’un manque d’engrais ni d’une mystérieuse maladie : tout s’est souvent décidé en plein cœur de l’hiver, quand les bourgeons étaient sans protection. En ce mois de janvier 2026, un seul geste peut encore changer le scénario.
En plein hiver, les hortensias ont déjà préparé leurs fleurs
Chez les hortensias les plus courants, les Hydrangea macrophylla, les futurs bourgeons floraux se sont formés dès la fin de l’été précédent sur le bois de l’année. En janvier, ils sont déjà là, minuscules, au bout des tiges nues. S’ils gèlent, l’arbuste repartira bien au printemps, avec beaucoup de feuilles, mais quasiment sans inflorescences.
Le vrai danger vient surtout du gel sec et des alternances gel/dégel qui font éclater les tissus fragiles. La neige joue au contraire un rôle de couverture, alors que le vent froid et un sol nu laissent les parties sensibles à découvert. Les hortensias possèdent des racines superficielles et une base de tiges riche en sève, toutes deux très exposées.
Le geste clé : un paillage hortensia hiver épais comme un manteau
Le réflexe à adopter ressemble à une doudoune : un paillage hortensia hiver posé généreusement au pied. L’idée n’est pas de réchauffer l’arbuste, mais de créer un matelas isolant qui limite les écarts de température et freine la pénétration du gel vers les racines et le collet. Une épaisseur de 10 à 15 centimètres, installée en janvier avant les grands froids de février, protège les racines et servira ensuite de réserve d’humidité et de nourriture.
Pour composer ce manteau, les déchets du jardin suffisent largement. Les hortensias apprécient des matières organiques qui isolent tout en enrichissant un sol légèrement acide :
- Feuilles mortes bien sèches, surtout de chêne ou de hêtre.
- Écorces de pin, classiques pour les plantes de terre de bruyère.
- Paille, foin ou broyat de branches, très isolants grâce à l’air emprisonné.
Poser le paillage sans erreur pour sauver la floraison
Avant de pailler, désherbez délicatement autour du pied, sans bêcher pour ne pas blesser les racines. Étalez ensuite le paillis sous toute la ramure de l’hortensia, sur 10 à 15 centimètres d’épaisseur. Laissez un cercle dégagé de quelques centimètres autour du collet, comme une petite cheminée d’air, afin que la base des tiges reste sèche et ne pourrisse pas.
Deux erreurs gâchent souvent ce travail. Une couche décorative de quelques centimètres protège très peu du froid ; mieux vaut une fois 10 centimètres bien mis que plusieurs retouches superficielles. Monter le paillis en dôme contre les tiges favorise aussi le pourrissement du collet. Garder les grosses fleurs sèches comme casque naturel jusqu’à la fin des fortes gelées aide à préserver les bourgeons du vieux bois.