Palpitations : ces signes précis qui doivent vous faire consulter très vite (et ceux qui rassurent)
Assis sur le canapé, au calme, le cœur qui fait soudain un bond, tape fort, s’emballe : beaucoup interprètent ces palpitations comme le début d’une crise cardiaque.
Pourtant, derrière ces sensations spectaculaires, la plupart des épisodes restent sans gravité. D’autres annoncent en revanche un vrai problème cardiaque ou vasculaire, plus discret mais bien réel.
Palpitations bénignes : ce que votre cœur vous raconte vraiment
Les médecins parlent de palpitations cardiaques quand on perçoit bizarrement ses battements. Cette impression de "saut" dans la poitrine correspond très souvent à des extrasystoles, contractions prématurées qui impressionnent plus qu’elles ne menacent un cœur sain.
Stress, café, tabac, nuits trop courtes : ce cocktail stimule le système nerveux et rend le cœur plus sensible. Un organisme épuisé réagit alors à la moindre émotion, et plus on contrôle son pouls, plus les palpitations reviennent.
Quand les palpitations doivent vraiment alerter
Pour repérer les vraies urgences, les spécialistes insistent sur les symptômes associés. Un document médical cité par PasseportSanté rappelle que "la douleur thoracique, la syncope ou les palpitations pourraient souvent alerter avant le drame".
- Palpitations avec douleur thoracique oppressante.
- Palpitations et essoufflement brutal ou malaise.
- Palpitations pendant un effort ou après un choc électrique.
Chez l’adolescent sportif, des palpitations à l’effort avec malaise ou syncope évoquent parfois une myocardite ou une cardiopathie occulte ; cette inflammation expliquerait entre 20 et 40 % des morts subites cardiaques du sujet jeune.
Palpitations, stress et montres connectées : bien réagir
En l’absence de ces signaux, l’épisode reste rarement vital mais mérite un bilan. Un électrocardiogramme, parfois complété par un enregistrement sur 24 heures, vérifie le rythme et aide à corriger stress, excitants et manque de sommeil.
Pour les épisodes répétés, certains patients s’appuient aussi sur leur montre. Le professeur Pascal Defaye, interrogé par Femme Actuelle, précise : "Les montres connectées sont utiles à la surveillance du rythme cardiaque mais seulement certaines sont utiles et validées sur le plan médical : il s’agit de l’Apple Watch, et des modèles Withings notamment. Quand elles proposent le suivi en continu, elles permettent de détecter, par des techniques de photo-plethysmographie, la fréquence cardiaque sur 24 H et, par certains algorithmes, les épisodes de fibrillation atriale. En cas de rythme cardiaque anormalement élevé ou faible, ou de rythme irrégulier (comme la fibrillation atriale), elles vont déclencher des alertes" "Certaines montres (Apple Watch, Withings) permettent aussi d’enregistrer l’électrocardiogramme de façon très performante. Il s’agit d’un geste volontaire puisqu’il faut toucher avec un doigt le curseur de la montre qui est sur l’autre poignet pour enregistrer un ECG monopiste très fiable. L’algorithme va alors faire l’interprétation et poser notamment le diagnostic de fibrillation atriale. Cela permet également, en cas de symptômes rares, d’enregistrer des phénomènes d’arythmie pathologique et d’engager un traitement. En tant que médecin rythmologue, je considère que c’est un outil très utile. Ces montres sont faciles à utiliser et ne nécessitent pas de matériel médical complexe et de formation" "Outre le fait de détecter la fibrillation atriale, elles permettent de discuter les traitements interventionnels par ablation ou la mise sous anticoagulants. Il faut rappeler que 30% des AVC sont dus à la fibrillation atriale".