Ce légume d'hiver à 1 € que vous ne devriez plus bouder devient fondant et addictif avec cette cuisson italienne
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En plein hiver, le chou blanc à 1 € traîne une sale réputation de cantine alors qu’il nourrit une tablée entière. Cuit comme en Italie, il se glisse dans des pâtes fondantes et caramélisées au point de faire oublier qu’on parle de chou.
Il trône souvent sur les étals en plein hiver, énorme boule pâle vendue moins d’1 € et regardée du coin de l’œil. Ce gros légume à feuilles a laissé à beaucoup des souvenirs de cantine : odeur forte, texture molle, assiette qu’on repousse. Pourtant, bien travaillé, il peut devenir la star d’un dîner.
Côté fourneaux, la cuisine italienne a l’art de transformer les légumes les plus modestes en plats chaleureux, hérités de la cucina povera. Avec une simple poêle, un peu d’huile d’olive, des pâtes et du fromage, ce légume mal aimé se change en rubans fondants et caramélisés, presque addictifs. La magie se joue dans la poêle.
Chou blanc : le légume à 1 € qui change de visage à la poêle
Ce fameux légume, c’est le chou blanc. Environ 500 g suffisent pour nourrir 4 personnes avec des féculents, pour moins d’1 €. Sa mauvaise réputation vient surtout des cuissons à l’eau qui « délavent » les saveurs. Rôti à feu vif 12 à 15 minutes dans une sauteuse, il développe au contraire une douce caramélisation : la réaction de Maillard apporte un goût presque de noisette et une texture tendre mais pas molle.
Tout commence par la découpe. On retire les premières feuilles, parfois trop dures, puis on émince le chou en fines lamelles régulières pour qu’il cuise vite et de façon homogène. Ce même chou se glisse aussi en salade, au restaurant japonais : « J’ai une légère obsession pour la salade de chou », a expliqué Tiffany Siyaty, citée par Femme Actuelle. Preuve que ce légume boudé peut vraiment surprendre.
Les ingrédients et gestes clés pour des pâtes au chou blanc à l’italienne
Pour un grand plat de pâtes d’hiver pour 4 personnes, il suffit de :
- 400 g de pâtes courtes (rigatoni, penne ou fusilli)
- 500 g de chou blanc
- 60 g de parmesan fraîchement râpé
- 1 gousse d’ail
- 4 cuillères à soupe d’huile d’olive
- Sel, poivre, flocons de piment (facultatif)
Dans une large poêle, on chauffe généreusement l’huile avec la gousse d’ail écrasée, puis on ajoute le chou, salé dès le départ. Feu vif, 12 à 15 minutes, en remuant de temps en temps pour laisser les bords accrocher légèrement au fond : ce sont ces sucs dorés qui concentrent les arômes. Pendant ce temps, on cuit les pâtes dans une grande quantité d’eau salée, en retirant 1 à 2 minutes au temps indiqué pour les garder al dente. On conserve une louche d’eau de cuisson, riche en amidon.
Variantes gourmandes autour de ce plat de chou blanc à 1 €
Une fois les pâtes égouttées, on les verse directement dans la poêle avec le chou. On ajoute l’eau de cuisson, le parmesan et un dernier filet d’huile d’olive, puis on mélange énergiquement pour obtenir une sauce onctueuse qui nappe chaque morceau. Le poivre et le piment arrivent seulement à la fin pour garder toute leur puissance. Pour corser le tout, quelques filets d’anchois fondus dans l’huile au début de la recette apportent une belle note umami sans saveur de poisson marquée. Autre option très chaleureuse : de la saucisse italienne émiettée ou des lardons fumés revenus avec le chou.
Pour une finition plus fraîche et texturée, on peut zester un citron jaune bio juste avant de servir, puis parsemer de noix concassées torréfiées ou de pangritata, cette chapelure à l’ail dorée à la poêle. Avec ce simple jeu sur le feu, le gras, le sel au début et les épices à la fin, le chou blanc cesse d’être puni et devient un plat de pâtes brillant, généreux et incroyablement réconfortant.
En bref
- En plein hiver, le chou blanc à 1 € devient l’ingrédient phare d’une recette de pâtes italiennes, encensée jusqu’à Tiffany Siyaty.
- Une cuisson à la poêle, inspirée de la cucina povera, transforme ce légume boudé en rubans fondants mêlés à pâtes courtes et au parmesan.
- Jeu sur feu vif, eau de cuisson des pâtes et assaisonnements finaux compose un plat économique dont la gourmandise dépasse l’image du simple chou.
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