Cette erreur avec le gras que j'ai faite pendant des années a épuisé mon corps sans que je comprenne pourquoi
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Pendant des années, on nous a appris à supprimer le gras de son alimentation pour maigrir, jusqu’à ce que le corps se rebelle. Fatigue, faim et peau qui tire racontent une autre histoire.
Pendant des années, on a répété que le gras faisait grossir, qu’il bouchait les artères et qu’il fallait le traquer partout. Dans les rayons, les étiquettes « 0 % de matière grasse » ont envahi yaourts, sauces, biscuits. Beaucoup ont fini par supprimer presque toutes les matières grasses, persuadés de faire le meilleur choix pour leur santé.
Sur le moment, tout semble logique ; puis le corps se met à protester. Fatigue qui colle, irritabilité, faim permanente malgré des assiettes bien remplies, obsession du prochain repas. Les cheveux se ternissent, la peau tire, la concentration flanche. Quand on coupe presque tout le gras, l’organisme envoie vite des signaux d’alarme, parfois très clairs.
Supprimer tout le gras : quand le corps tire la sonnette d’alarme
Dans beaucoup de régimes sans gras, les repas se résument à des légumes vapeur, du blanc de poulet sec, des laitages allégés. L’estomac est plein, pourtant la faim revient une heure plus tard. Le volume remplit le ventre, mais la densité nutritionnelle reste faible. Sans lipides, le corps relance rapidement la ghréline, l’hormone de la faim, et l’esprit recommence à ne penser qu’à manger.
Pour tenir, on se tourne vers des féculents blancs, des encas sucrés, les fameuses galettes de riz. Ces repas riches en glucides mais pauvres en protéines et en gras provoquent des pics d’insuline, suivis de chutes rapides du sucre sanguin. Arrivent alors coup de barre, irritabilité, envie urgente de grignoter. On croit manquer de caractère, alors qu’il s’agit d’une réaction parfaitement biologique.
Pourquoi le gras n’est pas l’ennemi que l’on vous a décrit
Cette peur du gras vient aussi d’un long conditionnement. Dans les années 90 et 2000, la mode du « light » a envahi la publicité et les supermarchés. Pour promettre légèreté, l’industrie a retiré les matières grasses, puis ajouté sucres, amidons, épaississants pour garder du goût. Résultat : beaucoup d’aliments affichent moins de gras mais plus de calories cachées, et surtout très peu de nutriments utiles.
Pourtant, les lipides sont des briques vitales. Ils forment les membranes des cellules, servent à fabriquer les hormones, nourrissent le système nerveux et permettent d’absorber les vitamines A, D, E, K. Le cerveau en renferme beaucoup ; quand l’apport chute trop, arrivent brouillard mental, fatigue, sautes d’humeur. La peau se dessèche, les cheveux deviennent plus fragiles. L’ANSES recommande d’ailleurs qu’environ 35 à 40 % de l’énergie quotidienne provienne des graisses, en privilégiant les bons gras.
Réintroduire les bons gras sans peur : le plan simple
Réhabiliter le gras ne signifie pas noyer ses plats dans l’huile. Un peu de graisse à chaque repas ralentit la vidange de l’estomac, ce qui prolonge la satiété et stabilise la glycémie. Huiles d’olive, de colza ou de noix, avocat, amandes, noix apportent des acides gras intéressants, à l’inverse des graisses industrielles et des fritures. Concrètement, on peut démarrer en douceur, avec quelques gestes simples.
Très vite, beaucoup constatent qu’ils tiennent quatre ou cinq heures entre deux repas, sans fringale ni obsession alimentaire. L’énergie devient plus stable, le brouillard mental se dissipe, la peau regagne en confort. La culpabilité autour du gras recule aussi : manger une tartine beurrée ou une salade bien assaisonnée redevient un geste de soin, et le corps peut enfin souffler.
En bref
- Depuis les années 90, la mode du régime sans gras pousse beaucoup de femmes à supprimer le gras de leur alimentation au quotidien.
- Supprimer presque toutes les matières grasses entraîne faim rapide, fatigue persistante et brouillard mental, car les lipides soutiennent hormones, cerveau, peau et sensation de satiété.
- Réintroduire progressivement des bons gras comme huiles végétales, avocat ou oléagineux change la faim, l’énergie et la relation au gras, mais d’une façon souvent inattendue.
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