Je n’utilise plus aucun shampoing : ce qui est arrivé à mes cheveux en quelques semaines est bluffant
Décider de ne plus se laver les cheveux avec un shampoing peut sembler extrême. Pourtant, de plus en plus de personnes racontent avoir gagné en confort, en temps et en beauté capillaire en laissant leurs longueurs tranquilles. Leur point commun : un ras-le-bol des mousses décapantes, des racines grasses en 24 heures et des salles de bain surchargées.
Ce désir de simplicité s’inscrit dans une vague plus large de beauté minimale. Dans le maquillage, le "mochi makeup" mise sur une peau presque nue mais lumineuse ; selon le magazine Elle, cette approche prolonge les tendances peau d'abord ("skin first"), maquillage indétectable ("undectable makeup") ou maquillage sans maquillage ("no makeup makeup") pour un effet "bonne mine". Côté cheveux, le même mouvement conduit vers le no poo.
Ne plus se laver les cheveux : qu’est-ce que le no poo change vraiment
Né aux États-Unis, le courant no poo ("no shampoo", c’est-à-dire sans shampoing) invite à abandonner le shampoing classique, jugé trop agressif pour le cuir chevelu. Certains se contentent d’espacer les lavages avec un low poo très doux, d’autres adoptent la méthode water only en ne gardant que l’eau, ou encore des alternatives comme le rhassoul, les poudres ayurvédiques, le miel ou le vinaigre de cidre.
À la clé, l’espoir de cheveux moins gras, plus brillants et d’un cuir chevelu apaisé. Beaucoup décrivent aussi un gain écologique et financier en réduisant le nombre de flacons. L’idée centrale reste la même : laisser le sébum, film protecteur naturellement produit par le cuir chevelu, hydrater et gainer les longueurs au lieu d’être éliminé dès qu’il apparaît.
Arrêter les shampoings : une phase de transition parfois délicate
En pratique, les adeptes conseillent d’espacer progressivement : passer à un shampoing hebdomadaire, puis à des lavages de plus en plus rares, certaines allant jusqu’à un shampoing par mois. D’autres testent un mois complet sans lavage, avec un brossage lent de 2 à 3 minutes par jour pour répartir le sébum. L’hiver, bonnets et écharpes peuvent accentuer les frisottis et l’effet "savant fou", rappelle le site Journal des Femmes.
Cette transition peut être déroutante : racines grasses, cheveux lourds, sensation de manque de "propre". Des dermatologues soulignent que se contenter d’eau ou de recettes maison peut aggraver un état pelliculaire, déclencher une dermite séborrhéique ou des démangeaisons. Le bicarbonate de soude et le vinaigre de cidre, très utilisés en no poo, sont aussi susceptibles d’irriter le cuir chevelu lorsqu’ils reviennent trop souvent.
Vivre sans shampoing : routine d’entretien et résultats possibles
Une fois cette phase passée, une nouvelle routine se met en place : brossage quotidien avec une brosse douce, massages du cuir chevelu, parfois simple rinçage à l’eau claire, tandis que quelques gouttes d’huile légère ou un soin sans rinçage sur les longueurs limitent la casse. Pour réduire les cheveux électriques et préserver l’hydratation, beaucoup misent sur des taies d’oreiller ou bonnets doublés de soie ou de satin. Les témoignages évoquent des cheveux moins gras, plus brillants et un budget produits en nette baisse, même si des dermatologues continuent de conseiller un low poo très doux aux cuirs chevelus sensibles.